Un handicap survient lorsqu’une fonction est affectée de façon substantielle, durable ou définitive. Ainsi, la fonction mentale peut être affectée. Il est alors question d’un handicap mental. Cette limitation des capacités mentales peut apparaître à tout moment de la vie d’un sujet, avec des manifestations diverses. 

Qu’est-ce qu’un handicap mental ? 

Lorsqu’une déficience intellectuelle s’installe de façon permanente dans la vie d’une personne, elle laisse transparaître un handicap mental caractérisé par la présence de déficits au niveau des capacités mentales.

handicap mental
Chez le sujet handicapé mental, la capacité de prendre des décisions spécifiques concernant sa propre vie est affectée ou limitée. De même, la compréhension des informations qui lui sont fournies, est limitée.

Un handicap mental est dominé par des limitations au niveau de la pensée, de la compréhension, du raisonnement, de l’apprentissage, de la parole. Par ailleurs, la mémoire et l’attention sont affectées. La capacité d’acquérir de nouvelles connaissances et de les utiliser dans des situations exceptionnelles, est également, limitée. 

Un handicapé mental va, alors, manifester les signes d’une déficience intellectuelle, avec notamment, une limitation des compétences cognitives, sociales et une réduction de la capacité d’apprentissage. Le handicap mental est, de ce fait, associé à une déficience intellectuelle ou à une limitation des capacités intellectuelles. Ainsi, les capacités d‘apprentissage, de réflexion et de conceptualisation étant affectées, le handicapé mental sera confronté à des problèmes de réflexion et de conceptualisation avec des difficultés de communication et au niveau de la prise de décision. 

Comprendre la relation entre un handicap mental et une déficience intellectuelle

Ainsi, le handicap mental est associé à une déficience intellectuelle qui induit un handicap au niveau des capacités mentales avec une limitation de la capacité à comprendre des idées complexes, à raisonner ou à prendre des décisions. Il est marqué par un déficit du développement intellectuel, des limitations au niveau de la capacité à raisonner, à planifier, à de résoudre des problèmes et des comportements adaptatifs.

Avec une insuffisance des facultés cognitives et du niveau global d’intelligence, cette situation de handicap a un impact au niveau de la qualité de vie du sujet. Elle limite les activités du sujet et perturbent les fonctions cognitives, notamment, la mémorisation, l’accès au langage, la perception, la pensée.

Ainsi, il y a un lien étroit entre un handicap mental et une déficience intellectuelle. Aussi, le niveau d’intelligence est évalué en fonction de l’âge et de la capacité mentale pour aboutir à un âge mental. Du coup, une altération de l’intelligence affecte les facultés mentales. Ainsi, un sujet handicapé mental est atteint d’une déficience intellectuelle.   

Les origines d’un handicap mental 

Les origines d’un handicap mental peuvent être diverses avec, parfois, des causes inconnues. Lorsque les causes sont connues, elles peuvent être d’ordre génétique.

Par ailleurs, des malformations cérébrales, des pathologies diverses, des facteurs environnementaux, des accidents traumatiques sont susceptibles d’altérer les capacités mentales. Les causes identifiées peuvent survenir lors de la conception, pendant la grossesse, lors de la naissance ou après la naissance. 

Lors de la conception

Un sujet peut hériter des anomalies au niveau des gènes émanant de ses parents, surtout lorsqu’une erreur survient dans la combinaison des gènes au cours du développement prénatal ou des troubles chromosomiques avec des anomalies au niveau du nombre de chromosomes. 

Ainsi, des anomalies chromosomiques (la trisomie 21) et des maladies génétiques (le syndrome de l’X fragile) sont susceptibles d’induire un handicap mental tout comme les incompatibilités sanguines. 

Pendant la grossesse 

Des infections ou des pathologies contractées par la mère ou une exposition excessive aux rayons X pendant la grossesse, peuvent avoir un impact négatif au niveau des capacités mentales. Ainsi, des facteurs environnementaux ou des problèmes qui surviennent pendant la grossesse, sont susceptibles d’interférer avec le développement du cerveau du fœtus et d’induire une déficience intellectuelle.

Il s’agit notamment de la prise de certains médicaments avec leurs effets secondaires, de la consommation de la drogue, du tabac ou de l’alcool, de la carence alimentaire de la mère et de la survenue de certaines maladies au cours de la grossesse, notamment, la rubéole, la rougeole ou l’hypertension gravidique (pré-éclampsie).

Au cours de la naissance 

Les facteurs susceptibles d’induire un handicap mental sont, entre autres : 

  • grande prématurité (naissance à 6-7 mois de grossesse) ou prématurité extrême (naissance avant six mois de grossesse) ;
  • souffrance cérébrale néonatale lors de l’accouchement ;
  • privation d’oxygène ou hypoxie fœtale. 
enfant né prématuré
Des facteurs tels que la grande ou l’extrême prématurité peuvent favoriser un handicap mental.

Après la naissance 

Après la naissance, durant les phases de développement, au cours de l’enfance ou de l’âge adulte, plusieurs événements peuvent provoquer un handicap mental. Ce sont, entre autres, les :

  • traumatismes crâniens ;
  • pathologies affectant le cerveau ;
  • intoxications ;
  • maladies infectieuses, virales ou métaboliques ;
  • asphyxies ;
  • noyades ; 
  • accidents (de la circulation ou du travail).

Les manifestations d’un handicap mental 

Les manifestations d’un handicap mental peuvent varier d’un individu à un autre, en fonction de la cause, de la gravité de la déficience intellectuelle. Elles apparaissent au niveau de la sphère cognitive, sociale avec des difficultés d’apprentissage et des troubles émotionnels. 

Au niveau de la sphère cognitive

La personne en situation de handicap mental peut éprouver des difficultés à plusieurs niveaux. Il ne peut planifier, ni organiser des tâches. Cette personne est souvent victime de troubles de la mémoire et de pensée abstraite. Le traitement et la mémorisation des informations peuvent s’avérer difficiles. Il en est de même pour la prise de décision concernant son bien-être et celui des autres.

La compréhension de la communication symbolique, des instructions et des gestes est limitée. L’orientation dans le temps et dans l’espace n’est pas toujours aisée. Aussi, l’handicapé mental peut avoir des difficultés pour fixer son attention et pour s’adapter aux changements imprévus. Ainsi, le sujet est désorienté lorsqu’une situation nouvelle survient.

 Au niveau social 

Les capacités sociales étant limitées, l’handicapé mental ne parvient pas à interpréter, correctement, les signaux sociaux ou à cerner les conventions tacites de la vie sociale. Du coup, la compréhension des normes sociales devient difficile tout comme les interactions sociales, la participation à des activités sociales.

Au niveau de l’apprentissage 

Avec la situation de handicap mental, les apprentissages peuvent s’avérer difficiles, limitant les compétences académiques. Ainsi, les compétences en lecture, en mathématique et la compréhension du concept lié au temps peuvent être limitées chez les enfants.

La maîtrise de la lecture, de l’écriture, du raisonnement logique et des calculs peuvent être difficiles. Les compétences linguistiques peuvent être affectées, rendant parfois difficile la communication ou laissant prédominer un retard au niveau de la parole et du langage. 

Les troubles émotionnels 

Avec la survenue d’un handicap mental, le sujet peut être confronté à des troubles émotionnels. Le sujet ne parvient pas à maîtriser ou à contrôler ses émotions. Il peut donc laisser éclater des crises de colère. Son comportement peut être également marqué par l’instabilité, l’excitation ou l’hyperémotivité.