Les yeux et les oreilles sont des organes sensoriels. Ils nous permettent de recueillir les informations provenant de notre environnement sonore et visuel. Lorsqu’ils sont affectés par une déficience, nous avons du mal à recueillir et à répondre à une quantité importante d’informations provenant de nos sens. Ces déficiences auditives et visuelles constituent principalement les formes d’un handicap physique, notamment, le handicap sensoriel. 

Ainsi, un handicap sensoriel est principalement la conséquence d’une déficience visuelle ou auditive. De ce fait, il inclut le handicap auditif et visuel, mais également la surdicécité qui combine ces deux déficiences (auditives et visuelles).

Handicap auditif 

Un handicap auditif est caractérisé par une capacité auditive réduite ou inexistante. Le sujet atteint ne peut pas entendre lorsqu’on parle ou il n’entend pas bien. Cette personne est affectée par une perte ou l’inexistence d’une acuité auditive. Il y a donc une perte totale ou une baisse de l’audition qui ne permet pas au sujet de comprendre les paroles. Le sujet éprouve alors des difficultés pour suivre une conversation ou entendre parfaitement les sons. 

handicap sensoriel
Un handicap auditif résulte d’une déficience auditive marquée par l’incapacité totale ou partielle à entendre. La perception de l’environnement sonore est plus ou moins altérée, voire impossible.

Classification des pertes d’audition 

Selon le degré de déficience auditive, on distingue plusieurs catégories de perte de l’audition allant de la perte légère à la perte auditive profonde : 

La perte auditive légère 

Elle ne permet pas à un sujet d’entendre aussi bien qu’un sujet ayant une audition normale, surtout lorsque l’environnement est bruyant. Les sons faibles ne sont pas perçus. Des acouphènes ou des sifflements sont susceptibles de se manifester.

Perte auditive moyenne 

Elle est marquée par des difficultés pour entendre les sons faibles et moyennement forts. Les propos émis en présence de bruit ambiant sont très difficilement audibles.

La perte auditive sévère 

Elle se caractérise par des difficultés pour entendre les conversations en groupe. Il est nécessaire d’utiliser le langage gestuel pour communiquer avec la personne affectée par cette perte auditive. Parfois, il faut ou parler fort pour être entendu. 

Perte auditive profonde 

Il est impossible de communiquer avec cette personne déficiente auditive qui ne peut pas entendre les sons forts. Le sujet n’entend plus ou pratiquement plus, il faut absolument utiliser le langage des signes. 

Les causes des déficiences auditives 

Les causes d’une déficience auditive sont nombreuses. Une altération ou une perte de l’audition peut survenir à la naissance (cause congénitale) ou à tout âge, après la naissance (cause acquise).

Causes congénitales 

Les facteurs génétiques héréditaires ou les complications survenant au cours de la grossesse ou de l’accouchement sont des causes congénitales. Aussi, les facteurs susceptibles d’être à l’origine d’une déficience auditive peuvent être la survenue de certaines pathologies (rubéole) chez la mère pendant la grossesse, les effets secondaires des médicaments pendant la grossesse, la privation d’oxygène à la naissance. 

Les causes acquises

En ce qui concerne les causes acquises, il s’agit essentiellement des infections chroniques au niveau de l’oreille. Il s’agit, entre autres, des blessures à l’oreille, de la dégénérescence des cellules sensorielles, d’une surexposition à des niveaux sonores excessifs. Une déficience auditive peut être consécutive aux séquelles des médicaments ou d’un traumatisme. 

Handicap visuel 

Un handicap visuel est associé à la perte partielle ou totale de la vision, induisant une incapacité visuelle ou une capacité visuelle réduite. La possibilité de voir les objets est difficile ou inexistante tout comme l’exécution de certaines activités telles que la lecture, l’écriture ou même les déplacements. 

Un handicap visuel survient à la suite d’une déficience visuelle qui ne permet pas au sujet de voir aussi bien qu’une personne ayant une vision normale. Certains handicapés visuels voient difficilement ou faiblement, d’autres ne voient pas. Il n’y a aucune possibilité pour traiter ou améliorer cette vision ou pour empêcher l’aggravation du trouble qui affecte l’organe de la vue.

Les différentes sortes de déficiences visuelles 

Un handicap visuel est associé à une déficience visuelle qui est définie en fonction de l’acuité visuelle et du champ visuel. Selon l’état de l’acuité visuelle et du champ visuel, on distingue 5 stades de déficiences visuelles.

La déficience moyenne 

L’acuité visuelle corrigée est comprise entre 3/10 et 1/10, avec un champ visuel d’au moins 20° ;

La déficience sévère 

L’acuité visuelle corrigée est comprise entre 1/20 et 1/10

Déficience profonde 

L’acuité visuelle corrigée est comprise entre 1/50 et 1/20 avec un champ visuel compris entre 5° et 10 ;

Déficience presque totale 

L’acuité visuelle est inférieure à 1/50, mais la perception lumineuse est préservée avec un champ visuel inférieur à 5° ;

La déficience totale

il y a une cécité absolue, une absence de perception lumineuse.

Les causes de la déficience visuelle 

Une déficience visuelle peut survenir à la suite d’une anomalie génétique héréditaire (le daltonisme), d’une maladie génétique dégénérative de l’œil (la rétinite pigmentaire), d’une blessure ou d’une infection. Elle peut être consécutive à bien d’autres pathologies telles que la rétinopathie diabétique, les cataractes, le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

déficience visuelle
Cas de déficience visuelle totale

La surdicécité : déficience auditive et visuelle 

La surdicécité est une double perte sensorielle. Elle associe une déficience auditive et visuelle. Ainsi, elle constitue un double handicap, induisant une difficulté pour la perception des objets et l’audition des sons.

Il y a une réduction ou une perte combinée de la vision et de l’audition. Autrement dit, le sujet éprouve des difficultés pour entendre et pour voir. Ce sujet est alors affecté par une surdité et une cécité. Il s’agit d’une personne malvoyante et malentendante qui associe, de ce fait, une perte auditive et visuelle.

Les différentes situations de surdicécité 

Il existe trois catégories de surdicécité : 

  • La surdicécité primaire : il s’agit d’une déficience combinant une perte visuelle et auditive survenant à la naissance. 
  • Surdicécité secondaire : la surdicécité survient de façon progressive, avec l’installation d’une première perte sensorielle à la naissance, suivie plus tard, par une deuxième perte sensorielle. Il s’agit d’une personne affectée par une perte auditive à la naissance qui perd ensuite la vue ou qui est né malvoyante et devient par la suite malentendante. Chez d’autres sujets, il n’y a aucune perte sensorielle à la naissance, mais plus tard, ils sont affectés par un double handicap (visuel et auditif). 
  • Surdicécité tertiaire : cette double perte sensorielle est acquise, plus tard, à la suite d’une maladie ou d’un traumatisme.  

Les causes de la surdicécité 

Une surdicécité peut survenir à la suite d’une blessure, d’un accident vasculaire cérébral ou d’un traumatisme crânien ou d’une maladie. Les pathologies susceptibles d’induire la surdicécité sont, entre autres :

  • Le syndrome d’Usher, (une pathologie dégénérative liée à l’âge).
  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) combinée à la presbyacousie (perte auditive liée à l’âge).