Plusieurs aides financières et allocations sont disponibles en France pour les personnes en situation de handicap. Accordées suite à une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), ces aides sont conditionnées par des critères. Ces critères sont, entre autres, le lieu de résidence, l’âge, l’incapacité et les ressources de la personne handicapée. Voyons quelle aide handicap vous convient et comment l’obtenir.

Aide sociale à l’hébergement des personnes handicapées (ASH)

L’aide sociale à l’hébergement est destinée à financer tout ou une partie des frais d’hébergement d’une personne handicapée ou d’une personne âgée. Ce dispositif fonctionne aussi bien chez un accueillant familial que dans un établissement. L’aide sociale à l’hébergement est versée par le Conseil départemental. Elle est conditionnée par le lieu de résidence, l’âge et le niveau de ressources de la personne handicapée.

adulte handicapé
Il existe des aides handicap dédiés aux adultes. C’est le cas de l’allocation aux adultes handicapés.

Allocation aux adultes handicapés (AAH)

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière octroyée par la CDAPH. Elle a pour vocation d’assurer un minimum de ressources aux personnes en situation de handicap. Elle est conditionnée par des critères comme l’incapacité et l’âge. L’adulte handicapé doit justifier un taux d’incapacité d’au moins 80% et il doit avoir plus de 20 ans. Les personnes bénéficiant d’une rente d’accident du travail ou d’une allocation d’invalidité et de vieillesse ne peuvent malheureusement pas percevoir cette aide.

Aide handicap : la majoration pour la vie autonome (MVA)

Complément de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), la majoration pour la vie autonome permet aux personnes handicapées qui ont leur propre appartement de faire aux frais liés à ce type d’hébergement. Cette prestation forfaitaire est versée chaque mois. Ne peuvent percevoir la majoration pour la vie autonome que les personnes qui perçoivent déjà l’AAH. L’âge des bénéficiaires est compris entre 20 et 60 ans. De même, la personne handicapée doit résider dans un logement indépendant et atteindre un certain taux d’incapacité. En 2020, cette aide s’élève à 104,77 € par mois. Elle est versée par la MSA ou la CAF.

La prestation de compensation du handicap (PCH)

La prestation de compensation du handicap est une aide financière destinée aux personnes vivant chez un aidant familial ou dans leur propre appartement. La prestation de compensation du handicap est versée par le département.

Attribuée par la CDAPH, cette prestation peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir d’une aide animalière, d’une aide au transport ou d’une aide pour l’aménagement du logement. Elle peut aussi prendre la forme d’une aide technique ou d’une aide humaine. L’aide peut être partielle ou intégrale.

Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

L’AEEH est une allocation qui compense le coût des soins et les frais d’éducation de l’enfant handicapé. Elle est versée par la Mutualité sociale agricole (MSA) ou par la Caisse d’allocations familiales (CAF). Cette allocation est accordée suivant des critères comme le lieu de résidence, le taux d’incapacité et l’âge de l’enfant. Son bénéficiaire est la personne qui s’occupe de l’enfant en situation de handicap.

Ne peuvent bénéficier de cette aide que les personnes âgées de moins de 20 ans. Il faut nécessairement habiter en France métropolitaine ou dans un département d’Outre-mer. L’enfant doit également avoir un taux d’incapacité d’au moins 79%.

Pour bénéficier de cette allocation, il faut adresser une demande d’AEEH à une MDPH. Il faudra aussi remplir un formulaire cerfa 15692*01. N’oubliez pas de joindre à la demande des pièces justificatives comme une copie de la pièce d’identité du demandeur et un certificat médical. Au 1er avril 2020, le montant de base de cette allocation s’élevait à 132,61€ par mois. En fonction de la situation particulière de l’enfant, des compléments s’y ajoutent.

NB: Les Maisons Départementales des Personnes Handicapés s’occupent aussi des adultes handicapés.

Aide handicap : l’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

L’allocation journalière de présence parentale (AJPP) est une aide que les pouvoirs publics versent aux parents qui doivent abandonner leurs activités pour s’occuper d’un enfant souffrant d’un handicap lourd, d’un enfant atteint d’une maladie grave ou d’un enfant victime d’un accident grave.

Les parents peuvent prétendre à cette aide si la situation de leur enfant requiert des soins contraignants ou une présence soutenue. Pour chaque jour non travaillé, les parents ou la personne en charge de l’enfant handicapé perçoit une allocation journalière. Le cumul de ces allocations ne peut toutefois excéder 22 jours par mois.

Pourquoi des aides aux personnes handicapées ?

Dans les démocraties modernes, le principe de la protection des citoyens souffrant de déficiences physiques ou mentales est depuis longtemps affirmé. C’est un objectif solennellement affirmé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les services sociaux et socio-médicaux réalisent des interventions en faveur des personnes handicapées et de leurs familles pour la pleine valorisation du potentiel et des opportunités individuelles ainsi que pour une meilleure intégration/inclusion sociale.

Afin de garantir des réponses intégrées et plus réactives aux besoins des utilisateurs, les services sociaux collaborent avec les autorités sanitaires locales, les centres de formation professionnelle, les coopératives sociales et les associations.

Avec ces acteurs, les services sociaux offrent à la personne handicapée des contextes qui facilitent le développement des potentialités individuelles. Si les conditions ne sont pas remplies, une éventuelle prise en charge de la personne handicapée dans des structures résidentielles est garantie.

L’intégration des adolescents handicapés est également favorisée par le soutien à la formation professionnelle, avec l’affectation de personnel éducatif. Il s’agit d’une formation qui fait appel à des « projets individualisés » tendant à mettre en évidence les intérêts et le potentiel, à retrouver l’autonomie et la motivation pour la croissance personnelle et professionnelle afin de permettre la transition vers le monde du travail. Les activités de cours se réfèrent à la récupération sociale et professionnelle des personnes ayant subi un traumatisme et dans tous les cas de handicap acquis.

Pour une meilleure acquisition des compétences, des stages sont prévus dans les organismes, entreprises, coopératives sociales, dans le but d’un débouché professionnel ou socio-professionnel.